Les Tribulations d'une famille sur les routes de la soie” /> User-agent: Googlebot allow: /

12 septembre, 2007

Permis de suer

Étrangement cet été, et alors qu'une bonne partie du pays était perturbée par les intempéries et les inondations, nous avons bénéficié pendant plus de deux mois d'un temps sec et chaud. Il y avait de quoi suer à grosses gouttes, surtout pour Xiao Lin qui devait passer plusieurs jours agrippée au volant de son auto «école». Mais OUF ! Le permis tant convoité est enfin décroché !
Ayant passé avec succès le code, il a fallu qu’elle se coltine pendant trois jours, trois examens de conduite distincts : deux pour des exercices de manœuvres dans un grand parc aménagé. Elle s‘appliqua à piloter entre deux piquets, suivant les directives claironnées par haut-parleurs, tandis qu’une foule compacte de futurs candidats restaient à l‘affût de la moindre erreur. Enfin, cela se termina par une épreuve de conduite en ville, qui en fait se révéla des plus simples (un aller et retour sur une ligne droite !)


La voilà donc fin prête (ou autorisée) à affronter le maelström de la circulation chinoise. Difficile pour moi de la voir partir seule ainsi sur les routes. Peut-être autant par crainte d’un accident, que d’avoir à accepter l’autonomie toujours croissante de mon épouse !

Hélas, elle ne pourra peut-être pas en profiter très longtemps : la voiture commence à montrer des signes d’usure avancés. Et en l’absence de pièces d’origine, les avaries risquent de devenir fatales. Ainsi, le moteur de la vitre avant droite, hors service, est introuvable ici. Ils nous faut donc faire avec la vitre complètement fermée. Au soleil, sans clim, ça clain !

De leur cçoté les enfants ont repris les cours. Ils sont beaucoup moins dépaysés que l’année dernière, puisque non seulement ont ils retrouvé la même école, les mêmes camarades, mais aussi les mêmes maîtresses. C’est en effet l’usage ici, les enseignants assurant tout un cycle d’étude pour la même classe. Du coup, les élèves et les profs, se côtoient pendant plusieurs années et se connaissent bien. Ceci dit, cette méthode est-elle favorable à l’épanouissement des enfants et permet-elle d’obtenir de meilleurs résultats scolaires ?

Tout frais tout beau pour la rentrée


L’année scolaire s’était terminée dans des cris d’effroi, puisque à deux pas de l’école, quatre adultes et deux jeunes enfants furent poignardés à mort ! L’un d'eux, laissé pour mort mais ayant survécu à ses blessures, a formellement reconnu le meurtrier, un jeune homme qui courtisait la jeune fille de la famille. Celui-ci n’ayant pas supporté d’être éconduit a visiblement réagi avec excès. Immédiatement une vaste chasse à l’homme fut lancée. Des affiches furent placardées sur les murs de la ville avec un descriptif du meurtrier accompagné d’une offre de rançon de 10 000 yuans (1 000 euro) à quiconque permettrait la capture de l’individu. De fait, il ne fallut pas longtemps avant que celui-ci, réfugié dans les montagnes, soit repéré, capturé et jeté dans une cellule. L’amour, toujours l’amour !


A part ça, tout va bien…
Ha oui j'oubliais, les enfants se sont fait voler leurs nouvelles bicyclettes qui étaient pourtant enfermées dans notre garage ! Un moindre crime !
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24 mai, 2007

Asta la Vista

Le réparateur n’ayant pas remis la main sur mon ordinateur portable «égaré» entre son magasin et les ateliers, il a dû se résigner et m’indemniser. Pour cela il m’a proposé un portable de la même marque (Asus) d'une valeur de 600 euro, ce qui correspond à peu près à 50% de la valeur neuve de mon ancien portable. Cependant j’ai préféré bénéficier d’un modèle supérieur, en rajoutant 200 euros de ma poche.

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En règle générale les ordinateurs qui équipent progressivement les foyers chinois (144 millions d’internautes) sont sensiblement, à marque égale, au même prix qu’en France, bien qu’il y ait une légère différence. En effet, les fabricants voulant pénétrer ce vaste marché se livrent à un combat commercial acharné. Ainsi Dell, deuxième fabricant mondial d'ordinateurs personnels, vient de présenter un PC à bas coût destiné à la Chine, son marché en plus forte croissance. Ce modèle vaut entre 2.600 et 4.000 yuans, soit de 250 et 390 euros. Le groupe Dell occupe la troisième place sur le marché chinois du PC derrière le leader national Lenovo, qui est d’ailleurs de plus en plus présent sur le marché international (troisième constructeur mondial d'ordinateurs qui a racheté avec succès la branche PC d'IBM en 2004).
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Cependant, je me retrouve avec un clavier chinois (disposition anglaise) sans les accents et avec la nouvelle édition de Windows Vista Basic sinisée ! Difficile pour moi donc de l'utiliser en l'état. J'ai voulu remplacer Vista par Windows XP Français que j’avais à disposition sur mon ancien ordinateur mais impossible de l’installer avec mes drivers configurés pour fonctionner avec vista.

Donc, pour le moment je me débrouille avec ce que j’ai. Suffisant en l'état pour être bientôt en mesure de vous relater la suite de nos introspections chinoises. Au menu : Xiao Lin passe son permis de conduire, ce qui me permettra de répondre à cette question fondamentale que vous devez tous vous poser : Le permis chinois doit-il être simplement acheté ou y a-t-il un examen ?

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08 mai, 2007

Désemparé

Désolé pour cette longue interruption, mais depuis plus de deux semaines je me retrouve sans outil de travail. Mon ordinateur portable (ASUS M6) est en effet tombé en panne, puis a été subtilisé lors de son transport par avion vers les ateliers du fabricant. Pour le moment je tente de me faire indemniser par le magasin chinois chez qui j'ai laissé l'appareil en réparation. Ca promet de traîner en longueur !

Au final, je me retrouve un peu désemparé, sans outil de communication et d'information (y a-t-il eu quelques événements notables en France ?), avec une partie de mes photos et de mes textes qui ont définitivement disparu...

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28 mai, 2006

La Turquie


Une foule de nouvelles choses qui font plaisir à voir, ainsi que d'autres péripéties relatives à cette sympathique croisière.

ISTANBUL

Un peu plus d'une heure pour traverser la frontière, puis, après plus de 200 kilomètres de voie rapide un peu chaotique, c'est le grand plongeon dans le maelström d'Istanbul. Dans cette mégalopole de 16 millions d'habitants on ressent les premiers coups de boutoir de l'Orient et de l'Asie. La conduite devient plus musclée et tapageuse. Très vite nous nous égarons dans les embouteillages poussiéreux et les innombrables ruelles encombrées, mais enfin nous atteignons le vieux quartier de Sultanahmet où nous trouvons refuge dans une petite pension pour touristes (40 euros la nuit ; pt dej. Compris sur la terrasse avec vue sur le Bosphore !).

Pendant deux jours nous découvrons le centre de cette ville grisante et animée, où les buildings contemporains côtoient les mosquées byzantines ; où les tavernes traditionnelles et les vendeurs de rue jouxtent les fast food et où les minijupes de jeunes femmes se frottent au tchador noir des femmes plus conventionnelles ; tous se mêle à Istanbul, avec toujours en fond sonore le bruit des klaxons et les appels des muezzins qui retentissent en écho d'un minaret à un autre.
Nous sommes émerveillés par la Mosquée Bleue tout en lignes courbes harmonieuses, et restons bouche bée devant la grandeur et l'élévation de la grande coupole de Sainte-Sophie.


Expérience unique que de se perdre
dans le labyrinthe du grand bazar,
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et de savourer sur une terrasse extérieure un thé accompagné de quelques délices de la cuisine turque.



VOL DE NUIT

Nous quittons la mégalopole en bateau par une double traversée du Bosphore. Ce moyen de transport très usité est à la fois simple et économique. Puis nous gagnons le Sud du pays en franchissant une zone montagneuse peu habitée. La circulation disparaît presque tandis que les routes se rétrécissent et perdent une bonne partie de leur bitume.

C'est dimanche et les citadins se retrouvent en masse dans cette région boisée pour y chercher un bon bol d'air pur. Chaque recoin, chaque aire de fontaine - nombreuses sur le bord de la chaussée - est pris d'assaut par les pique-niqueurs. Vers 18 heures nous parvenons enfin à trouver un emplacement inoccupé et commençons à installer notre bivouac dans un bosquet de jeunes pins situé un peu à l'écart de la route.

Une jeune femme, plutôt charmante, se présente et tente d'engager la conversation. Ne pouvant dialoguer ensemble, tout cela se fit par gestes, et au bout d'une minute à peine, la demoiselle repartit tranquillement. Me retournant vers la voiture, Lino, de manière presque innocente et tranquille, m'annonce qu'une autre femme, pendant notre conversation, s'est glissée près de la voiture et a emporté le sac à dos de Xiao Lin.

Aussitôt, nous nous lançons tous les deux à la poursuite des chapardeuses. Mais une voiture grise, du type Renault Kangoo, le coffre grand ouvert (plaque d'immatriculation invisible), les attend au bout du chemin. Elles se jettent à l'intérieur et le véhicule démarre en trombe. Toujours en courant j'essaie de rattraper le véhicule, mais loin d'être dans un mauvais film, dans la vie réelle les voitures sont plus rapides que les hommes !

En toute hâte je retourne donc chercher mon AX, tandis que Xiao-Lin m'attend sur le bord de la route. Le temps que je revienne (le véhicule était bloqué par les deux tentes), la Kangoo avait rebroussé chemin et était reparti dans la direction opposée. Une manœuvre étrange qui a permis à Xiao-Lin de relever leur numéro d'immatriculation.

Seul dans la voiture, je me rends vite compte que je ne les rattraperai jamais, je décide donc de revenir prendre Xiao-Lin et les enfants et de nous rendre au prochain poste de police situé à 25 kilomètres. Hélas, nous ne sommes plus dans leur circonscription et il nous faut retourner une quarantaine de kilomètres en amont porter plainte auprès de la gendarmerie.

La déposition prend de nombreuses heures (le temps de trouver un interprète, de remplir les formulaires en plusieurs exemplaires, de retourner sur la place du crime pour y faire un schéma détaillé, etc.) ! Le seul élément qui aurait pu nous aider à les retrouver rapidement, à savoir le numéro de la plaque d'immatriculation, s'avéra incomplet (il manquait une lettre). Bref, résultat des courses, Xiao-Lin a perdu sa carte bancaire, sa carte de séjour française (mais pas son passeport, je l'avais avec moi), près de 70 euros, mon appareil photo numérique Canon, le double des clefs de la voiture, et une multitude de petits accessoires pratiques du genre crème solaire, anti-moustique, torches, dictionnaire franco-chinois, peluche de Bonnie...

La déposition se termine vers minuit. Les gendarmes, très avenants, nous ont offert à manger dans leur caserne, puis nous ont conduit au collège de la petite ville, dans un centre d'accueil pour les professeurs, où nous avons terminé la nuit.

Après ce malencontreux épisode, Xio-Lin est plus que réticente à vouloir poursuivre le camping sauvage, c'est donc dans les petits hôtels et sur les quelques terrains de camping existants que nous cherchons à faire halte.

Rencontres

Cela va faire plus d'une vingtaine de jours que nous sommes sur la route et la principale différence que je note par rapport à mon voyage à vélo se situe au niveau des rencontres. Sur les routes, enfermés dans notre véhicule, il n'y a bien sûr aucun contact avec la population. Cela devient seulement possible lors des quelques haltes dans les restaurants ou le soir dans les petits hôtels ou pensions familiales. Le choix de notre itinéraire nous conduisant par ailleurs vers les centres d'intérêt du pays, où les habitants habitués à la présence des touristes offrent un accueil un peu moins authentique.

Par bonheur, nous aurons eu la chance de retrouver une personne que j'avais rencontrée lors de mon periple à vélo, l'épicier de l'hôpital de la petite ville de Sarigol. Les retrouvailles furent émouvantes, même si nous avions de grosses difficultés à communiquer ensemble.



En revanche la voiture permet d'accéder plus rapidement aux sites d'exception et d'emprunter des itinéraires alternatifs plus intéressants qui peuvent devenir particulièrement usants à faire à vélo (en montagne notamment).


C'est ainsi que les jours se succèdent, à la decouverte des curiosités géologiques de Pammukale avec ses bassins de travertins blancs ;



Le littoral méditerranéen, le plus souvent défiguré par des chapelets d'hôtels et de restaurants, (La Turquie est un parc d'immenses chantiers de béton, souvent inachevés). Quelques perles subsistent comme la plage de Patara qui étire ses 20 km de plage de sable blanc, lieu de prédilection pour la nidification des tortues de mer. Une superbe route serpente sur la corniche, avec la montagne en arrière-plan, dévoilant ici et là de petites criques isolées...

Temps superbe (entre 30 et 35 degrés) pour traverser la Cappadoce est ses paysages fantastiques...

Camping à Göreme, réveillé à 6 heures du matin par le souffle puissant des brûleurs de montgolfières. Une quinzaine en tout qui profitent de la splendeur du site au lever du soleil. L’opération semble se répéter chaque matin.

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